Le dispositif

L'Observatoire de l'activité des femmes et de l'égalité vise à favoriser la prise en compte de l'égalité entre hommes et femmes dans les projets territoriaux de développement.

Sur la base d'informations statistiques relatives aux situations respectives des femmes et des hommes d'un territoire en matière de famille, d'emploi, de santé, d'accès aux responsabilités, de création d'entreprise, de gestion des temps de vie..., l'observatoire est un dispositif d'animation locale ouvert à l'ensemble des acteurs politiques, sociaux et économiques du territoire.

Outre son objectif de consolidation et de diffusion de l'information, l'observatoire vise à impulser des actions partenariales en réponse aux enjeux d'un territoire et à favoriser la prise en compte de l'approche genre dans les projets de développement.

La mise en oeuvre d'un observatoire de l'activité des femmes et de l'égalité s'appuie sur l'initiative d'un opérateur local.

Celui ci peut être soutenu par l'association Galilée dans la mise en oeuvre de son projet. 

Quelques repères

  

 

Egalité :  La notion d’égalité des chances est définie par la Commission Européenne comme « une absence d’obstacle à la participation économique, politique et sociale en raison du sexe ». 

Le genre :  La notion de genre s’inscrit dans une définition sociopolitique qui souligne l’importance de la construction sociale du masculin et du féminin. Le genre définit les différences socialement, culturellement et politiquement construites et déterminées.

 Le genre comme outil d’analyse permet de décrire le féminin et le masculin comme des constructions sociales. C’est pourquoi, le genre ne se réfère pas  aux femmes et aux hommes en soi, c’est-à-dire à une « nature » mais aux rôles des unes et des uns ainsi qu’aux relations  qui existent entre eux. Il permet donc d’analyser l’organisation sociale des rapports entre les sexes, c’est-à-dire de repérer les rôles occupés ou assignés (question du choix) selon qu’on est homme ou femme. Ces rôles varient en fonction de la société, de la culture, de la classe économique, de l’âge et du contexte historique. Penser avec la notion de genre permet donc de déconstruire, lorsqu’ils sont inégalitaires, afin de se diriger vers une réelle égalité, de droit et de faits, entre homme et femmes
 
 
Le mainstreaming : ce terme signifie la prise en compte de l’égalité des femmes et des hommes dans toutes les politiques, toutes les actions, et ce à tous niveaux…  C’est-à-dire « mobiliser à la fois les instruments juridiques,les moyens financiers et les capacités  d’analyse et d’animation de la Communauté pour introduire dans tous les domaines de la construction des relations équilibrées entre les femmes et les hommes ».
Commission Européenne 1996, « Intégrer l’égalité Femmes/Hommes dans l’ensemble des politiques et actions communautaires »)
  
 
Mixité : La notion de mixité professionnelle fait référence à la possibilité pour les hommes et les femmes regroupés sur leur lieu  de travail, d’avoir accès à une répartition égale de l’emploi.
 
 
La parité :  Désigne une représentation égale d’hommes et de femmes au sein d’une instance, d’une organisation. Son critère est quantitatif (numérique). La parité en politique est pensée comme une modalité propre de l’égalité, c’est-à-dire qu’elle doit permettre un égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
 
 
Une analyse sexuée :  identifie et examine les éléments masculins, les éléments féminins présents ou absents d’un ensemble (projet, contexte, évènement, etc…) en vue de faire apparaître la réalité des équilibres ou des déséquilibres entre ces deux éléments. Elle est d’autant plus pertinente que les données analysées sont également sexuées.
 
Empowerment : La traduction française d’« empowerment » a quelque chose à voir avec la notion de « montée en puissance (sa propre puissance) de la personne ». Elle désigne les processus de développement des capacités d’une personne à occuper des fonctions pour lesquelles elle a les compétences (y compris responsabilités et pouvoir) mais aussi à être autonome et à se rendre acteur – actrice de sa vie.
L’approche par genre participe d’une logique de transformation sociale et touche, par la même, à cette question d’empowerment. Elle interroge: comment favoriser l’empowerment des hommes et des femmes, l’égalité de déploiement des potentiels des hommes et des femmes quand la répartition des rôles reste figée, pré distribuée, quand celles-ci sont écartées de certaines fonctions de décisions et de responsabilité, de l’exercice du pouvoir par exemple. On voit bien dans cet exemple que l’exclusion durable des femmes de l’exercice du pouvoir politique, même dans les sociétés les moins inégalitaires, reflète une résistance à modifier les modalités de gouvernance habituelle, une résistance non dite à l’empowerment.

1836 : L'Ordonnace du 23 juin organise l'enseignement primaire pour les filles

1907 : La loi du 13 juillet accorde aux femmes mariées la libre disposition de leur salaire

1938 : Suppression de l'incapacité civile : les femmes peuvent s'inscrire à l'universite sans l'autorisation de leur mari (loi du 18 février)

1944 : Par ordonnance du 21 avril, signée du Général De Gaulle, "les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes"

1946 : Le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines est désormais inscrit dans le préambule de la Constitution. L'arrêté du 30 juillet supprime la notion de "salaire féminin"

1965 : La loi du 13 juillet modifie le régime légal du mariage du couple se mariant sans contrat : les femmes peuvent gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.

1967 : Loi Neuwirth du 28 décembre : la contraception est autorisée

17 janvier 1975 : La loi Veil légalise l'avortement

1983 : La loi Roudy établit l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (13 juillet)

1993 : La loi du 8 juillet affirme le principe de l'exercice conjoint de l'autorité parentale à l'égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents (mariés, concubins, divorcés, séparés,...)

2001 : Adoption de la loi Génisson (9 mai 2001) sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

 

11 avril 2003 : Loi relative ) l'élection des conseillers régionaux et des représentants au Parlement européen ainsi qu'à l'aide publique aux partis politiques, cette loi stipule notamment :

- pour les élections régionales, "au sein de chaque section, la liste est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe" art4

- pour les élections européennes, qui sont organisées dans le cadre de huit circonscriptions électorales divisées en sections régionales, "la liste (des candidats par circonscription) est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe" (art 17)

 
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